Les pathologies

Cataracte

La cataracte est une pathologie courante, dont la fréquence est en augmentation constante en raison du vieillissement de la population. Elle se caractérise par une opacification progressive du cristallin, avec, pour conséquence, une baisse de l’acuité visuelle. D’autres symptômes peuvent être présents : mauvaise perception des contrastes et des couleurs, éblouissements et halos.

Le traitement de la cataracte est exclusivement chirurgical. L’indication opératoire dépendra principalement de la gêne fonctionnelle, en tenant compte d’éventuelles pathologies associées.

Déroulé de l'intervention

L’intervention consiste à retirer le cristallin chirurgicalement avec l’aide d’ultrasons. On remplace le cristallin par une lentille ou implant intra-oculaire. La puissance de l’implant est calculée par le biais d’une biométrie réalisée au cabinet lors de la consultation pré-opératoire. Plusieurs types d’implants sont disponibles pour corriger chaque trouble visuel. Il sera cependant souvent nécessaire de continuer à porter des lunettes, notamment pour la vision de près.

L’opération se déroule en chirurgie ambulatoire à la clinique Saint-André à Vandœuvre-lès-Nancy. Un anesthésique local est appliqué sous forme de collyre. Cette anesthésie peut éventuellement être complétée par des injections réalisées autour de l’œil. Une sédation est généralement administrée pour assurer un meilleur confort. Il faut compter 15 à 30 minutes pour l’opération d’un œil. Un intervalle d’une à quelques semaines entre les opérations des deux yeux est généralement pratiqué. Des antibiotiques sont instillés en fin d’opération pour la prévention du risque infectieux.

Suites post-opératoires

Les suites sont simples et consistent en une sensation temporaire de vision trouble, qui passe en quelques jours. Sauf rares exceptions, elles ne sont pas douloureuses. Une coque de protection sera à porter la nuit pendant une semaine. Les activités de la vie quotidienne peuvent être reprises dès le lendemain. En revanche, il est préférable d’attendre une semaine avant de reprendre la conduite ou les activités sportives. Des collyres antibiotiques et anti inflammatoires seront à instiller plusieurs fois par jour pendant les semaines suivant l’intervention. Au bout d’un mois environ, l’ophtalmologiste prescrit une correction adaptée si besoin.

Cataracte secondaire

Chez une grande proportion de patients, la vision peut à nouveau baisser dans les années suivant la chirurgie de la cataracte. Il s’agit de l’opacification du sac capsulaire dans lequel est placé l’implant pendant la chirurgie. Cette évolution n’est pas inquiétante et nécessite simplement un traitement par laser, appelé capsulotomie, qui est rapide et indolore et pourra être réalisé au cabinet.

DMLA et pathologies maculaires

La DMLA ou dégénérescence maculaire liée à l’âge, est une pathologie rétinienne qui touche les sujets âgés. Elle atteint la macula, zone centrale de la rétine. Elle se manifeste généralement par une baisse d’acuité visuelle, des déformations des lignes ou des scotomes gênant la lecture. Il en existe deux formes : la DMLA atrophique dite « sèche » et la DMLA exsudative dite « humide ». La DMLA est diagnostiquée à l’examen du fond d’œil, et confirmée et suivie à l’aide d’un OCT maculaire.

La DMLA atrophique ne bénéficie actuellement pas de traitement spécifique en dehors des compléments alimentaires qui peuvent être proposés pour ralentir l’évolution de la maladie.

La DMLA exsudative est traitée par des injections intravitréennes d’antiVEGF (aflibercept, bevacizumab…). Ces injections sont réalisées sous anesthésie locale, dans une salle dédiée de notre cabinet. Pour obtenir une stabilisation de la maladie, ces injections doivent être répétées régulièrement à un rythme adapté à chaque patient.

D’autres pathologies peuvent toucher la macula et nécessiter des injections intravitréennes d’antiVEGF ou de cortisone, comme le diabète (œdème maculaire diabétique), les occlusions veineuses, les oedèmes inflammatoires…

Diabète

Le diabète, notamment s’il est déséquilibré, peut entraîner des complications ophtalmologiques. C’est pourquoi les patients diabétiques doivent consulter un ophtalmologiste une fois par an pour réaliser un fond d’œil. Un OCT maculaire sera également le plus souvent réalisé.

Le diabète peut entraîner une rétinopathie diabétique, qui longtemps ne provoque aucun symptôme. Celle-ci peut parfois nécessiter un traitement par laser pour prévenir les complications comme l’hémorragie intra-vitréenne, le décollement de rétine ou le glaucome néovasculaire.

L’équilibre du diabète et de la tension artérielle, ainsi que des autres facteurs de risque cardiovasculaires, sera toujours recherché

Glaucome

Le glaucome est une dégradation progressive du nerf optique, le plus souvent liée à un excès de pression intraoculaire. Il s’agit de la deuxième cause de cécité à l’échelle mondiale.

Le glaucome entraîne une réduction progressive du champ visuel, débutant le plus souvent en périphérie pour progressivement s’approcher du centre, et peut conduire à la cécité. Cette maladie reste longtemps asymptomatique, la baisse de vision étant perçue par le patient seulement au stade tardif de la maladie.

Cela explique la nécessité d’un dépistage systématique, à l’aide notamment de la mesure de la pression intra oculaire en consultation. C’est la raison pour laquelle il est important, même en l’absence de symptômes ophtalmologiques ou de lunettes, d’avoir un suivi ophtalmologique régulier, notamment après 40 ans.

Le suivi du glaucome s’effectue par des examens OCT du nerf optique et des champs visuels réguliers. 

L’objectif du traitement est de faire baisser la pression intraoculaire. Le traitement de première ligne consiste en l’administration de collyres ou en la réalisation d’un laser SLT. Celui-ci pourra être réalisé au cabinet.

En cas d’aggravation de la pathologie malgré ces traitements, une chirurgie filtrante peut être proposée, combinée ou non avec la chirurgie de la cataracte si celle-ci est présente. Il existe également des dispositifs (drains) qui peuvent trouver leur intérêt dans certains cas.

Pathologies rétiniennes chirurgicales

Il existe de nombreuses pathologies rétiniennes pouvant nécessiter un traitement chirurgical, en urgence ou à froid.

Certaines pathologies maculaires, comme la présence d’un trou maculaire ou d’une membrane épirétinienne, peuvent nécessiter une chirurgie (vitrectomie) sans urgence.

Lors d’un décollement de rétine, le patient peut percevoir des signes avant-coureurs comme des myodésopsies (corps flottants) ou des phosphènes (flashs), puis il perçoit une gêne, comme un voile ou un rideau dans une partie ou la totalité de son champ visuel. Dans ce cas, la chirurgie se déroule en urgence, dans les jours qui suivent le diagnostic.

En cas de déchirure rétinienne sans décollement de rétine, un traitement barrage au laser sera réalisé au cabinet, afin d’éviter l’évolution vers un décollement de rétine.

Une hémorragie dans l’œil (hémorragie intravitréenne), peut également conduire à une chirurgie vitréenne dans certains cas.

La chirurgie de rétine se déroule sous anesthésie locorégionale avec sédation le plus souvent, afin de permettre une immobilité du globe. Elle est réalisée en ambulatoire.

Sécheresse Oculaire

La sécheresse oculaire est une pathologie fréquente et pouvant avoir un retentissement sur la qualité de vie des patients. Il existe certains scores, comme l’OSDI, permettant d’en évaluer le retentissement. Les symptômes sont multiples : sensation de brûlures, picotements, grain de sable, coups d’aiguilles, baisse d’acuité visuelle ressentie… Elle est liée principalement à l’âge. Elle peut être aggravée par des facteurs extérieurs (tabagisme, climatisation…), par l’administration de collyres (antiglaucomateux par exemple), ou par une chirurgie. Elle peut empêcher le port de lentilles.

Le premier traitement consiste en l’administration de larmes artificielles de façon régulière sur la journée. Il existe souvent une blépharite associée avec dysfonction des glandes de Meibomius, raison pour laquelle des soins de paupières (massages après réchauffement des paupières) pourront vous être prescrits. D’autres traitements pourront être envisagés selon les cas.

Ophtalmologie pédiatrique

Une bonne vision chez l’enfant est essentielle à son développement global. Avec l’aide de nos confrères médecins généralistes et pédiatres, des orthoptistes libérales, et des dépistages réalisés à l’école, nous pourrons être à même de diagnostiquer une éventuelle amétropie (besoin de lunettes) chez votre enfant.

Les examens réalisés sont adaptés à l’âge : échelles d’acuité visuelle adaptées (dessins), appareils portatifs… La confiance de votre enfant sera gagnée progressivement et plusieurs consultations pourront être nécessaires. Il est notamment souvent indispensable d’administrer des collyres cycloplégiques (Skiacol ou atropine) afin de paralyser l’accommodation et d’obtenir des mesures fiables avant la prescription des lunettes. Cela permet également de réaliser le fond d’œil pour dépister d’éventuelles pathologies (cataracte congénitale, glaucome congénital…).

L’un des enjeux de l’ophtalmologie pédiatrique est le dépistage de l’amblyopie avant six ans. Il s’agit d’un œil « paresseux », que l’on va stimuler par le port d’un cache sur le meilleur œil. Le traitement par occlusion est souvent poursuivi plusieurs mois ou années.